19/01/2015

*Recommencer*

































Je pense à l'instant
Je pense à l'instant qui a précédé
Je pense à l'instant qui a précédé le coup
Je pense à l'instant qui a précédé le coup fatal
Je pense à l'horreur de l'instant qui a précédé le coup
Je pense à l'horreur de la violence de l'instant qui a précédé
Tous les jours je pense à l'horreur de l'instant qui a précédé
Tous les jours je pense à l'innocence de ceux qui ont vécu l'instant si violent qui a précédé
Tous les jours je pense à l'impuissance de ceux qui ont vécu l'instant si violent qui a précédé
Tous les jours cet instant j'y pense
Tous les jours je pense à l'horreur de l'instant qui a précédé la fin
Tous les jours la violence de l'instant j'y pense
Tous les jours l'insoutenable horreur de l'instant qui a précédé
Tous les jours je pense au regard qui a précédé l'instant
Au regard innocent
Tous les jours j'imagine l'instant qui a précédé
Tous les jours cet instant
Tous les jours je pense à l'impuissance innocente
Tous les jours je pense à l'instant qui a précédé
L'horreur de l'instant qui a précédé
La fin

*

Le 8 janvier, j'ai écrit à Julie.

*

J'ai terminé l'année en cousant 750 cartes à graines
Je commence celle-ci avec une centaine à coudre encore
2015 risque d'être fleurie
C'est déjà ça
C'est beaucoup déjà

*

Et si on écrivait des anecdotes ?
C'est un joli mot "anecdote".
Demain j'écrirai peut-être une anecdote. Elle m'est revenue alors que. Dans ma salle de bains.




6 commentaires:

Marion qui pique a dit…

Certaines de ces cartes sont parties chez mes clients en guise de cartes de voeux. Je nous ai souhaité de semer et de récolter ensemble de jolis projets créatifs ! Je les avais trouvées très poétiques, ces belles cartes.
L'addition de l'année 2015 a quant à elle beaucoup ému l'amie qui l'a reçue qui m'a dit la relire très souvent.
Merci pour ces créations !

LA FILLE QUI PART... a dit…

Ton post me dérange, me bouleverse , me fragilise , me tue.. je ne voulais pas penser à cela car j'y pensais déjà..

Nikole a dit…

On y pense, ça revient sans cesse . C'est comme un bout de verre cassé.
Et vous Papillon, votre douleur est dite légèrement comme une aile. Et en même temps elle est lancinante.

Pascale a dit…

...
Instant terrible.
:(

Anne Lemaire a dit…

comment se fait-il que je ne sois pas abonnée à ta news,....
j'y ai remédié
et je lis, toujours avec le même plaisir, tes mots
ils me touchent autant que tes dessins,
ils sont ciselés comme un trait fin,
ils sont précis, justes, et disent tant...
qu'il est beau ce texte sur cet épisode avec lequel on commencé l'année,
la poésie comme rempart à la haine,
je t'embrasse

Sylviedu13 a dit…

Merci....