08/03/2016

*Passer*


























Ce matin je ne me suis pas lavé les cheveux. Je n'avais pas de courrier. Je n'avais pas envie de parler j'ai soupiré. Je n'étais pas en avance. Je n'ai pas pu prendre mon café chez Claude. J'ai dit j'ai rien. J'ai raconté une longue histoire. Je n'ai pas terminé. Je voulais envoyer une pensée je n'ai pas trouvé une seule photo à faire en traversant le jardin du Luxembourg. Je n'ai pas pris de dessert je n'ai pas pris de vélo je n'ai pas pris de notes je n'ai pas pris de raccourci je n'ai pas pris le pain.
Je n'ai pas réussi à dessiner la rose.
J'ai mangé du cake au pavot.


5 commentaires:

sylvie kapal a dit…

ne rien faire et le faire bien en quelque sorte! douces pensées

Douce a dit…

Le même matin, j'ai fait presque pareil... donc quel écho ! Oui il y a des matins ainsi, puis d'autres, encore; ou soudain dans ces rien tout s'envisage presque possible....

Anonyme a dit…

idem pour ma part, à une nuance près tout de même, j'ai fumé le cake au pavot (j'avoue ne pas savoir quelle mouche m'a piqué)et je me suis retrouvé avec tout un tas de choses à raconter, j'ai pris une épine de votre rose, me suis rendu au marché aux poissons, acheté une seiche, pris son encre et j'ai entamé ce fameux roman que vous avez peur d'écrire ... tout ceci partait plutôt pas mal : des jupons, un vélo, le comptoir en zinc de chez Claude, le café noir, le jardin du Luxembourg .... jusqu'à ce que je sois en manque de cake au pavot ... depuis vous connaissez la chanson "je sème des grains de pavot sur les pavés... et patati et patata"

[note à béné : FUMER, C'EST MAL !]

Barbara Liger a dit…

Ces petits riens du tout qui finalement nous inspirent...

Miss Zen a dit…

Ton billet me repose......c'est bien, à contre courant de très gens qui n'arrêtent pas de faire, de faire et encore faire.