02/04/2013

*Censurer*





















Je me censure tellement que cela devient compliqué d'écrire. Il faut que je trouve une solution.


Ce week-end, je ne suis pas sortie
Je n'ai pas été à la campagne
Je n'ai pas photographié les œufs en chocolat
Ni les premières violettes que je n'ai pas vues.


Je viens d'effacer vingt lignes que vous ne lirez pas.
Dimanche, j'ai travaillé sur mon magasin. (J'aimerais bien qu'il vous plaise.)

Depuis mardi j'avais très envie de dessiner cette primevère que j'adore.
Je me demande pourquoi vous ne m'écrivez plus mais au fond cela ne m'étonne pas.

Dans le métro, j'entends cette jeune fille qui se confie à son amie au téléphone : "Oui, tu vois, il était énervé, on s'est pris la tête mais je crois qu'on est toujours ensemble."
On n'est jamais sûr de rien.

Ma première giroflée a éclos. Jeanine aimait beaucoup leur parfum.

19 commentaires:

mirabellef a dit…

Il est beau ton magasin petit papillon. Comme toi j'écris, j'efface, je publie, j'enlève, j'hésite. Je sens la tristesse dans tes mots. Et puis, non on n'est jamais sûr de rien... Je t'embrasse fort.

Bichos da Matos a dit…

Et tu as bien fait, ton magasin est très, mais très, très beau!ça donne envie d'écrire des cartes :-) Il y a rien à censurer!

Céline a dit…

Bonjour "Papillon" :)
Juste un mot (ou 2), pour vous dire que je suis depuis peu de temps votre blog et que j'aime ce que j'y découvre: le dessin au trait fin et enfantin et l'écriture spontanée, ludique, espiègle et poétique avec juste ce brin d'absurdité (ou de pied de nez?) qui me fait sourire et me fait du bien :)
Merci! :))

Juliette a dit…

Je ne me lasse pas de ce que je vous et lis ici chaque fois et ce matin après avoir pris un temps pour savourer ton dessin aux traits fins et naïfs à la fois ( d'ailleurs pourquoi ne pourraient-ils pas être les deux) donc après ce temps de ravissement je lis entre les lignes enfin je pense et ça me serre le cœur, on n'est jamais sûr de rien... Si cela fait aussi le sel de la vie, je trouve que cela lui donne parfois un mauvais goût ! Je me permets de t'embrasser bien fort!

little a dit…

ne jamais se censurer quand on est une artiste au talent si émouvant...
je viens a chaque billet ici, souvent je n'écris pas c'est vrai... mais toujours je m'émerveille...
comme j'aimerai alléger un peu ton coeur joli papillon, tellement fragile et soucieux.
mille baisers sur tes ailes froissées.

carya a dit…

Très jolie boutique miss Papillon !

arrosoir a dit…

je te lis. A chaque billet (ou pas) je passe. A chaque mots je vois et je ressens. Tout est intact et vivant !

D.Balla a dit…

Il est super ce magasin! Aujourd'hui un p'tit air de primtemps ou de prinvères printanières!! et ce post y contribue!
Belle journée

lamerciere a dit…

Que de doutes chez le papillon ce matin... ;(

Anonyme a dit…

~ déjeuner ~

Sur la table en bois, un bouquet de turquoises dans un pot en terre cuite, quelques jonquilles aussi, des tranches de brioches sont rangées, épaisses et en désordre sur le plat en porcelaine, une cuillère disparait furtivement dans un bocal de gelée de mûres, dans un coin - j’ai oublié lequel - une théière fumante en fonte japonaise sue en silence.
Il y a aussi une demi orange, quelques miettes de toi, enfin je crois, un crayon à pointe fine, un vieux calepin, des mots et un dessin, et dans le reflet de la carafe un morceau de sourire, un visage de verre et de lumière.
Sur le bois de la table, s’est posé un rayon de soleil, ta présence muette et les promesses du petit matin.

seb

Papillon a dit…

Merci beaucoup, Seb Anonyme.... J'aurais bien aimé être de ce petit matin-là.....

Yvette DUPRAT a dit…

je te vois , je te lis, je regarde de temps en temps ce que je t' ai acheté, et je rêve.
beau dessin, belle écriture, continue. Même si on ne te laisse pas de mots, on apprécie à chaque fois.
"le magasin" est superbe et ces primevères nous font atten dre le printemps.
biz
yvette

Sandrine a dit…

Moi, j'aime te lire.
Ne te censure plus...

les filles de la colline a dit…

ton magasin de papillonage est trop joli et cela ne peut que plaire, mais comme tu l'es cri, on est jamais sur de rien.

anneso a dit…

Moi j'aime tes dessins. Et tes mots. Et le parfum des giroflées aussi.
Joli joli ton magasin !
anneso

LiSa a dit…

parfois, je répond dans ma tête à tes dessins et tes mots... alors, forcément, tu ne vois pas et n'entend pas ma réponse.
Là, je regarde ton joli dessin et je sens la douceur des feuilles et la délicatesse des pétales de ces primevères.

yeahyeahgirl a dit…

dans la vraie vie, le papillon est rigolo et mange des gâteaux pas très bons

armandetlouise a dit…

Il est très beau ton magasin S.
Jeanine m'a beaucoup émue.
J'aime tes écrits...censuré ou pas.
Belle semaine
Bises
Marilyne

Nikole a dit…

Moi aussi j'ai toujours aimé.
Les giroflées.
Pain d'épice sauvage.
Comme les coquelicots.
Et les bleuets.
Et les myosotis.
On ne les trouve pas chez le fleuriste.
Alors se contenter.
De les regarder.
De les respirer.
De les aimer.